Compte-rendu audience 17ème chambre du 6 octobre 2015

Lorsque je suis arrivé j’ai tout de suite demandé à l’huissier (un vieillard) où était mon avocat(e). Embarras.
Pourquoi il n’y a plus de partie civile, qui n’était d’ailleurs pas représentée la dernière fois le 20 février 2015.
Embarras « mettez-vous de ce côté, attendez madame le greffier pour lui demander« .
Je me doutais bien que la juge des libertés et peines que l’on me reproche d’avoir filmé n’avait pas porté plainte. Les criminels qui se cachent derrière l’appellation « parquet » ont donc utilisé le nom de cette juge pour m’attaquer.

Cela commence bien, comme justicerie (ex justice).

Quant au bureau d’aide juridictionnelle, il s’est montré cohérent avec lui-même, ce sixième procès ne l’a toujours pas convaincu de mon droit à 85% de prise en charge.

Cela s’annonce bien, comme justicerie.

Arrive la greffière « vous avez fait une demande d’aide juridictionnelle ? Vous le direz lorsque la présidente vous appellera« .

Lorsqu’arrive mon tour après 2 heures d’audience, je demande à la présidente pourquoi je n’ai pas d’avocat(e). Elle me demande les justificatifs de la demande d’aide juridictionnelle :

– je ne me promène pas avec l’accusé de réception, il est chez moi

– vous devez savoir que vous devez produire les justificatifs pour obtenir le renvoi de l’audience

– oui, un avocat aurait pu me l’expliquer.

Puis on me lit les griefs du parquet à mon encontre, en fait un magistrat lit des extraits de mon article « Réception chez le juge Émilie Thubin SPIP Paris le 14 avril 2014« , de la bande son litigieuse puis le rapport de mon interrogatoire chez la police.
Je reconnais les faits et commence à expliquer pourquoi j’en suis réduit à filmer des magistrats, et non pas une seule, qui délirent totalement pour mentir, sans même s’embarrasser de vraisemblance. Des réquisitoires incroyables, donc à filmer pour être cru.

Je fais remarquer que la loi m’oblige à dénoncer des criminels, fussent-ils des magistrats : article 434-1 du code pénal par exemple.
Je récite la liste de mes procès depuis 9 ans : la 16ème chambre (2007), la 10ème cour d’appel (2008), la 23ème chambre (2011), le pôle 8 d’appel (2012), la 12ème chambre (2013), le pôle 2 d’appel (2014), sans oublier la juge d’instruction Nadine Barthélémy-Dupuis qui, après m’avoir mis en examen (2009), a prononcé un non-lieu parce que je citais un peu trop le groupe Bouygues Immobilier.

Je cite ensuite quelques dénis de justice comme la 16ème chambre qui m’a jugé sans avocats, en mon absence, et condamné à faire soigner en psychiatrie une dangerosité imaginée par une psychiatre de circonstance, jugement fondé sur des faux rédigés par tout un commissariat au service d’un ancien directeur général de chez Bouygues Immobilier.
Histoire de bien démontrer qu’il s’agissait d’un procès ridicule, sans défense, j’avais aussi été condamné à trouver un logement (je suis locataire depuis 30 ans de mon studio) et un travail (je suis déclaré inapte au travail depuis 2001).
Je cite aussi la 23ème chambre qui m’accuse d’avoir acheté du haschich à… un dealer fraichement sorti de prison qui insistait pour que je lui achète quelque chose alors que le quartier était subitement rempli de flicaille. Je n’ai rien acheté mais j’ai quand même été arrêté de façon très musclée par un agent des « stups ». Puis vers les 3-4 heures du matin, un certain Michel Gaudin, préfet de police de la préfecture de Paris, est venu spécialement ordonner aux flics de ne surtout pas me relâcher mais de me conduire à l’infirmerie psychiatrique de ladite préfecture de Paris, pour rébellion.
Là, le psychiatre Forissier refuse de m’interner « en raison de ma personnalité« .
Mais la 23ème chambre s’acharne et lui demande de revoir sa copie, ce qu’il a fait.

Je parle ensuite des 2 voyous de quartier à qui la police demande de me faire peur à domicile au pied de mon immeuble, puis de me casser la figure, puis de faire un faux témoignage devant la 12ème chambre en m’accusant de lui avoir donné une gifle.
Bilan de ces coups : deux fractures de la mâchoire, une fracture du plancher de l’orbite, perte de la sensibilité de la joue droite à vie.

– je suis bien obligé de filmer un procureur qui en une phrase dévoile sa fourberie criminelle en disant au juge « il est incontestable qu’il a donné une gifle… il n’y a pas de témoins… ceci ne justifie pas CE coup de poing mais l’explique… »
– ce voyou-indic de police était venu accompagné de 3 copains à l’audience. Je vous laisse à penser ce que ces 5 familles de leur cité peuvent penser de la police, de la justice de notre République Française ! J’espère que ces musulmans ne tourneront pas leurs yeux vers d’autres horizons comme le djihad comme seule vrai valeur. « R.F. » ne signifie plus République Française mais « République Factice » !

Puis je généralise :

– la police, la psychiatrie, la justice, voilà un peu trop d’exemples de la décomposition de notre pays devenu fou. J’y ajoute les journalistes que j’alerte depuis 9 ans, comme madame Dominique Simonnot et Hervé Liffran du Canard Enchaîné, Edwy Plenel de Médiapart.
Rien de ce qui m’arrive depuis ces 9 années n’aurait pu se produire, encore moins se reproduire, si ces journalistes en avait parlé au lieu de se terrer dans leur silence criminel. Oui, ces journalistes sont de vrais criminels qui incitent par leur silence au crime.

A un moment, je ne sais plus lequel, je me suis retenu de rire pour continuer à parler avec fermeté mais sans émotion : la présidente acquiesçait en hochant de la tête en m’écoutant.

Puis je me tourne vers la procureur :

– ainsi la partie civile a disparue, seul le parquet porte plainte. Ce sixième procès ressemble à un acharnement judiciaire destiné à me nuire. Ce sixième procès n’a pas pour but de rendre la justice, mais à effacer une preuve sonore d’une injustice !

Finalement la parole est à madame le procureur qui, d’une voie timide et gênée réclame 500 euros d’amende (maximum 4 500€) au titre de l’article 38 ter de la loi du 29 juillet 1881, qui avait légiféré sur les vertus de l’Internet.

Délibéré le 17 novembre 2015 à 13H30, même lieu.

Venez nombreux.

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en retraite sans capitulation
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