2010 Cigarette électronique, volupté à volutes

2010 Cigarette électronique, volupté à volutes

Je suis atteint d’une bronchite chronique avec emphysème et j’ai découvert en 2010 les cigarettes électroniques, que j’appelle « cigarelles ». Comme j’en ai un peu marre des E-ceci E-cela, E-Cig ou E–mail, alors disons cigarelle comme on dit courriel !
Malgré cette maladie, je n’ai toujours pas fait amende honorable, je m’enferre dans mon addiction (pour éviter le mot « connerie »), donc je continue de fumer.
Mais depuis le 14 décembre  2012, je n’ai plus touché à une seule cigarette, parce que je me suis mis à « vapoter » des cigarettes électroniques.
Du coup, mon pneumologue, le professeur Bertrand Dautzenberg me suit tous les mois au lieu du rendez-vous trimestriel, pour étudier ces cigarettes électroniques qui m’ont fait basculer dans un autre univers.
Ce produit agréable à « fumer » simule tellement la gestuelle et convient si bien à la psychologie complexe du fumeur que ce produit est le chemin le plus confortable vers la désintoxication, mais cela signifie aussi le déclin rapide de la cigarette « à goudron-pognon ».
Pas étonnant de découvrir que pour sauver l’industrie mirobolante du tabac, elle soit proscrite, interdite en pharmacie parce que non considérée comme un substitut du tabac.
Ce qui est pourtant bien le cas. Je me demande vraiment pourquoi, à ce jour (avril 2013), 3 pays ont interdit la cigarette électronique : Brésil, Singapour et Israël. Quelques compagnies aériennes l’ont proscrite dans leurs vols.
Les cigaretiers ont commencé à lutter contre ce grave danger pour leurs fameux profits faramineux à feux de fumées.
Vendre du goudron pour du pognon, voyons.
Mon rêve serait plutôt le cône électronique, vaporiser des liquides au THC, au lieu de nicotine.
Le THC n’est pas addictif physiologiquement, mais psychologiquement, question de stress personnel, très variable.
Je sais de quoi je parle, j’ai fumé mon premier joint en mars 1968 (19 ans), ma première cigarette en 1965 (16 ans).
Ceux qui ne peuvent se passer de leurs joints sont comme les SDF alcooliques : c’est lié. Trop lié.
Cela permettrait d’éliminer l’usage des psychotropes, anxiolytiques, alors même remarque pour les laboratoires et leurs psychiatres, quant à leur rejet de la cigarelle : rejet absolu de ce produit étouffe-profits.
Question fiscalité, si vraiment la Californie veut dépénaliser le « pot » pour remplir ses caisses, qu’elle étudie cette réflexion. Et nous aussi.
Les états de Washington et du Colorado viennent de franchir le pas, on a le droit d’avoir une once d’herbe (27 grammes environ de marijuana) dans sa poche.
Je suis un expert dans ce domaine, parce que « plus fumeur que moi, tu meurs« . J’ai pratiquement clos mon chapitre, personnellement. Il me reste un peu de souffle pour vous en faire part.
Une ère nouvelle, sans mégots, sans nausées, migraines, sans hypocrisie, s’ouvre.
Mais revenons à la cigarette électronique.
Pour soigner mon emphysème, cette lente destruction progressive des poumons, je respire matin et soir du Symbicort, une fois par jour du Spiriva.
C’est tout, il n’y a rien d’autre à faire, qu’attendre.
Attendre quoi, la guérison ?
Inutile, la maladie progresse très lentement, la destruction des poumons continue inexorablement, il y a de moins en moins d’oxygène apporté aux muscles, le cœur bat plus vite en permanence, les muscles s’affaiblissent d’années en années, de mois en mois, jusqu’à l’immobilisation totale.
S’ensuivent quelques années de vie grabataire, puis la mort par suffocation avec arrêt cardiaque en point final.
Je n’en sais pas plus, les médecins sont silencieux, avares de précisions. Ils préfèrent laisser le malade découvrir lui-même, petit à petit, les nouvelles incapacités, s’y habituer, s’en accommoder.
En ce moment je découvre que la digestion m’épuise.
Digérer mobilise 1/3 de l’énergie pendant quelques heures, donc un tiers d’oxygène. De temps en temps, à la fin des repas, mes doigts se bloquent, se figent en se tordant. C’est par manque d’oxygène. Une petite découverte dont on s’est bien gardé de me prévenir. La suite ? Je ne sais pas encore.
J’ai obtenu des précisions de deux femmes, l’une ayant perdu son père atteint d’emphysème :
– … et le pire, c’est qu’il est resté conscient jusqu’au bout !
J’avais répondu « oui, le cerveau est prioritaire pour l’oxygène » (des fois qu’il trouve une solution).
L’autre a soigné puis perdu son mari, 10 ans d’hospitalisation :
– … je ne le souhaiterais pas à mon pire ennemi !« 
Mon passé pour en arriver là ?
Il paraît que j’avais un peu trop souvent des bronchites quand j’étais môme, au point que les médecins en ces temps d’ignorance (vers les années 55) avaient conseillé à mes parents de procéder à l’ablation de mes amygdales.
À cette époque, on accusait ces glandes d’être parfaitement inutiles, sauf à favoriser les bronchites.
Aujourd’hui, on sait qu’elles permettent de lutter contre la poliomyélite. Il n’y a rien d’inutile dans le corps humain. L’appendice, inutile, sauf à provoquer des appendicites ? La médecine ne sait pas, mais pas d’ablation systématique, on a quand même fait des progrès question humilité et prudence.
Je ne me souviens pas de ces bronchites, mais très bien de l’opération : j’ai rêvé pendant l’opération, un rêve très clair qui se terminait par des visages penchés sur moi, qui me disaient de ne pas parler pendant 24 heures.
Puis ces visages se retournent pour dire « laissez entrer les parents, tu ne leur parle pas, hein, petit ! »
Donc, j’avais un « terrain ».
Puis je suis devenu fumeur à 16 ans, puis de nouveau fumeur (de marijuana) à 18 ans.
Puis hippie assidu, fumeur invétéré, fuyant les drogues dures légales ou pas comme la peste : alcool, héroïne, cocaïne.
Pour le tabac, je ne trouvais pas ça très passionnant, mais très vite je ne pouvais absolument plus m’en passer.
Et il fallait mélanger l’herbe avec du tabac. La marijuana se consume mais ne brule pas seule.
De plus, pour enrichir le terrain, j’ai travaillé pendant 5 ans à la Poste aux Armées, dans la caserne de Reuilly-Diderot à Paris, des locaux tellement poussiéreux qu’il fallait arroser le plancher le soir avant de balayer.
Je faisais souvent des « califs » (pour Californie), nom que les postiers donnaient aux heures supplémentaires en centre de tri, de nuit.
Je faisais les miennes au centre de la Gare de Lyon. Tellement de poussière en retournant les sacs postaux comme un gant qu’il fallait utiliser des soufflets aspirateurs accrochés au plafond !
Au bout de 3 ans, en 1973, le médecin du travail me fait passer des tomographies et m’annonce que j’ai attrapé « la maladie du postier » : la tuberculose.
2 ans de traitement aux antibiotiques, 6 mois de sanatorium à Briançon. Je devais absolument arrêter de fumer, j’ai continué à enfumer le manque.
Aujourd’hui, tout a disparu, plus de caserne Reuilly-Diderot, plus de Poste aux Armées, plus de centre de tri à la Gare de Lyon.
Donc j’avais un terrain bien cultivé.
Mon organisme paye la facture, basée sur l’équation bronchites + tabagisme + tuberculose + babacoolisme = bronchite chronique + emphysème.
Arrêter de fumer… Il m’aura fallu attendre 2010 avant l’invention de la « cigarelle » avant de m’attaquer au problème et de réussir avec les nouveaux modèles fin 2012.
Les anciens modèles : une batterie qui se visse sur une résistance électrique, laquelle s’enfiche sur l’imitation du filtre qui est un réservoir contenant une bourre en coton ou mousse synthétique, imbibée de ce liquide composé de propylène glycol (~70ù) et glycérine (~30%) avec un parfum et quelques milligrammes de nicotine.
Question parfums, il y en a pour tous les goûts, dans les 150 variétés ! Parfums de toutes sortes de tabacs, tous les fruits représentés, au café, thé, même au cannabis (parfum seulement, ne vous faites pas d’illusions !)
Sa ressemblance avec la cigarette provoquait des réactions d’hostilité de la part de l’entourage, alors qu’elle ne produit pas de fumée, que de la vapeur, donc autorisée partout.
Un soir, en l’utilisant dans le métro, mon voisin s’est levé pour aller s’assoir à l’autre bout de la rame !
Mais cet ancien modèle n’était pas efficace : pas assez de « fumée », la résistance grille au bout de quelques semaines, il fallait racheter le tout par Internet.
Fin 2012 des magasins ouvrent dans Paris et vendent un nouveau modèle de cigarelle, beaucoup plus gros, avec un réservoir pour le liquide contenant de 1 à 2 millilitre, une batterie qui dure de 1 à 2 ans, garantie 6 mois, et beaucoup plus puissante (de 650 mA à 1 ampère), capables de chauffer la vapeur (20]C) pour lui donner à peu près la même température que la véritable fumée (65°C en bouche).
Une chance d’être soigné par une sommité en pneumologie, le professeur Bertrand Dautzenberg de l’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris.
J’ai eu la surprise de voir mon pneumologue à la TV, questionné sur la dernière augmentation du tabac, en été 2012.
Il avait dit que l’augmentation du tabac n’était pas assez forte pour dissuader les fumeurs ni pour remplir les caisses de l’État.
En décembre 2012, j’entends aux informations TV que la Cour des Comptes affirme exactement la même chose.
– vous devriez protéger vos remarques par des droits de propriété intellectuelle, la Cour des Comptes a récité mot pour mot ce que vous aviez dit à la TV !
– … ils m’ont interrogé, répété ce que leur ai dit. Je suis un fonctionnaire, je ne suis pas payé spécialement pour cela.
– j’ai trouvé dans l’Internet que vous aviez affirmé lors d’un symposium international, puis lu dans une interview dans le journal Le Parisien  que vous craignez que des adolescents voyant des gens « fumer » des cigarettes électroniques n’aient envie de fumer du tabac. Alors laissez-moi vous parler crûment. J’ai découvert aux Etats-Unis l’expression « excuse my French ! » qui signifie « excuse ma façon de parler », la langue française étant considérée comme un langage plein de grossièretés. Je vais donc vous parler en français : Je trouve ça un peu… con, si vous voulez vraiment que des adolescents n’essaient pas tout, ce n’est pas la cigarette électronique qu’il faut supprimer, mais les adolescents !
Voici le lien qui vous donne de précieuses informations sur la cigarelle : http://www.my-cigarette-electronique.com/
La principale raison pour laquelle j’ai fumé de l’herbe en 1968, c’est justement parce qu’elle était interdite, que l’on racontait des idioties énormes dans les journaux !
Alors que cette « usine à vapeur » est à mon avis, de par mon expérience, le moyen le plus agréable, donc le plus efficace de quitter définitivement le tabac.
Le professeur Bertrand Dautzenberg pourrait maintenant demander à la Cour des Comptes d’augmenter considérablement le prix du paquet de cigarettes jusqu’à le rendre inaccessible à ses chers adolescents.
Au lieu de se mettre aux cigarettes de contrebande plus ou moins frelatées, achetées à Barbès ou aux puces de Montreuil, les gens se tourneront vers la cigarelle.
D’ailleurs elle devient de plus en plus populaire, il y a foule dans mon magasin… Et je suis passé d’un budget tabac de 120€ par mois à 26€ en liquides.
 Voici un tableau de ma consommation de liquides ponctué de tests sur le monoxyde de carbone (CO) et mes calculs de ml de liquide consommés avec le dosage en nicotine. Je suis passé de 18 à 6 mg actuellement :

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La résistance aux cigarettes électronique se retrouve chez les fumeurs aussi bien que chez les cigaretiers.
Certains fumeurs moquent les « fausses » cigarettes pour encenser les « vrai », d’autre ont adopté le mot pas très ragoûtant de « crapoter » au lieu de « vapoter ».
Des rumeurs circulent avec insistance sur le fait qu’elles seraient cancérigènes, alors qu’aucune étude n’a été faite.
N’allez pas trop près de la scène de spectacle, le groupe endiablé est cancérigène !
Le Pr bertrand Dautzenberg m’a dit qu’il s’agissait de la même « fumée » que les fumigènes utilisés lors des spectacles, ces nuages blancs qui envahissent les scènes de Rock’n Roll :
– le nuage reste en suspension dans l’air ou au sol suivant la taille des particules…
Une logique appartenant bien au monde du tabac : mieux vaut fumer de « vrai » cigarettes dont le pouvoir cancérigène est prouvé, démontré depuis un siècle plutôt que de se risquer à « vapoter » des cigarelles qui seraient cancérigènes ! Ben voyons, tout rentre dans l’ordre, surtout dans les caisses.
Mais l’ignorance recule, ce subterfuge n’est plus possible.
Dernier recours des faiseurs de pognon-goudron : investir dans la cigarelle, investir en Chine pour prendre le contrôle de ce nouveau marché.
Alors là, je suis méfiant.
Parce que lorsque j’ai quitté le tabac pour la cigarelle, j’ai été en manque pendant plus d’un mois. Peut-être beaucoup moins qu’un arrêt brutal non assisté par cette machine, mais suffisamment pour vapoter le dosage maximum disponible (18mg/ml), en vapotant constamment.
Maintenant j’ai vraiment la haine contre ces fabricants de cigarettes : toute ma vie j’ai cru que je ne pouvais me passer de cigarettes parce que je me croyais intoxiqué par la nicotine seule.
Depuis 2008, je fumais 8 à 10 cigarettes par jour, de la marque Pueblo, dites « légères et sans additifs. » Alors pourquoi ce manque ?
Parce que ces cigarettes contiennent des drogues addictives plus puissantes que la nicotine. Même celles sans additifs. Ces mystérieux agents de saveur et de texture : des drogues puissantes.
Pour la première fois de ma vie j’ai l’occasion d’absorber de la nicotine sans tabac, et je suis en manque ! La haine de réaliser cela.
J’ai demandé à ce professeur d’esprit très scientifique si je pouvais être source d’intoxication passive avec mes « volutes » contenant quand même de la nicotine. Parce qui si poumons ont tendance à tout absorber et ne rien rejeter (au prix où ça coûte !), il y a peut-être un transfert vers d’autres poumons moins tolérants. Il m’a répondu que la fumée de cigarette se maintenait en suspens dans l’air pendant 15 minutes, les vapeurs pendant 11 secondes : ouf !
Mais il fait des réserves sur le fait que l’on absorbe des « additifs alimentaires » par les poumons au lieu de la voie digestive. Il étudie ce fait.
J’ai rencontré un ami qui a laissé tomber la cigarette électronique peu de temps après l’avoir essayé pour retourner à la « vrai » cigarette parce qu’elle « ne permet pas de quitter la gestuelle ». Ben voyons, mieux vaut entretenir la gestuelle avec du vrai goudron garanti cancérigène ! Une façon de se trouver une excuse pour remettre à plus tard ses adieux au tabagisme.
Mais il est parfaitement exact que la gestuelle est bien entretenue si vous vapotez. c’est à dire que si vous avez perdu le geste, par exemple si vous vous contentez de fumer à la maison, sans sortir avec elles dans la poche, je vous conseille l’arrêt brutal sans aide. Parce que vous avez fait la moitié du chemin. Allez, un petit geste !
Lorsqu’on passe de la cigarette « naturelle » à l’électronique, on change de monde. L’ancien monde, c’est celui-ci : http://www.hc-sc.gc.ca/hc-ps/tobac-tabac/res/news-nouvelles/nicotine-fra.php
Alors j’exige que l’on insère une notice dans les paquets de cigarettes, comme on le fait pour les médicaments, pour lister tout ce qu’elle contient exactement.
Se retrouver en manque après 4 ans d’utilisation de cigarettes sans additifs, ce n’est explicable que par le secret qui entoure le contenu exact de ces paquets de cigarettes.
Je refuse de confier aux mêmes criminels la fabrication des cigarelles, sans notices exhaustive des ingrédients utilisés. Elles ne doivent contenir rien d’autre que le propylène glycol (un additif alimentaire 70% environ) et de glycérine (30%  environ), un parfum naturel (aussi un additif alimentaire) et un choix de dosages de nicotine (18, 16, 12, 6 ou 4 mg/ml).
Les vendeurs de mon magasin Vapostore affirment n vendre que des produits naturels, made in France, de surcroît :
– oui, naturels, si vous êtes allergiques à la pomme, vous serez allergique au parfum à la pomme
J’ai essayé de les piéger pour m’amuser, question made in France :
– vous avez à la noix de coco , Au litchee ?
– non
– aux fruits de la passion ?
– euh, celui-là est synthétique, on ne l’a pas en stock, si vous insistez, on peut l’avoir sur commande
Bon, vous avez réussi le test !
– ??
Il existe des liquides sans nicotine, certains vapotent pour frimer, s’amuser, ou parce qu’ils n’arrivent pas encore à se passer du geste. Personnellement, je suis passé graduellement, de 18 à 6 mg, j’essaie de vapoter de moins en moins souvent, puis j’espère revendre bientôt mes cigarettes électroniques et fin définitive d’un esclavage mortel qui aura duré 46 ans.
Je ne vois pas l’intérêt de faire de la vapeur pour rien, on se lasse des parfums. En tant qu’emphysémateux, je retrouve les crampes des doigts, comme après un repas trop copieux, je ressens une sensation d’étouffement si je l’utilise un peu trop longtemps, en tapant mes textes avec l’ordinateur par exemple. A noter en passant que c’est agréable d’être libéré des cendres sur le clavier, d’enfumer sans l’encrasser un écran.
Aujourd’hui on connaît tout de la cigarette, bientôt, grâce aux travaux de pneumologues comme le professeur Bertrand Dautzenberg nous en saurons plus sur les effets du propylène glycol.
Mais pourquoi fume-t-on ?
L’être humain est le seul animal capable de rire ou pleurer, qui sait qu’il mourra un jour.
Chaque émotion forte donne au fumeur l’envie de fumer.
Il est de plus en plus conscient, c’est cruel, de sa fin lorsqu’elle approche. Alors il a parfois besoin de se droguer pour oublier les duretés de la vie. L’être humain est donc le seul animal qui se drogue avec des poisons.
Je me souviens qu’étant enfant j’avais demandé à mon père, en passant devant des clochards :
– Pourquoi ils sont à la rue, ces gens, papa ?
– Tu vois bien qu’ils boivent !
Je n’avais pas compris. Aujourd’hui, je sais que c’est exactement l’inverse. Pour nous tous. Aussi sensés et vertueux que nous puissions être, personne ne peut échapper à son destin, la rue peut être pour tout le monde ! Nous avons tous le même réflexe face au malheur insupportable.
Boire pour oublier, fumer frénétiquement pour se tuer à petits feux…
En  creusant un peu, notre intelligence n’égale pas celle des animaux évolués (chimpanzés, corbeau calédonien…).
Le chimpanzé reconnaît des suites de nombres 3 fois plus vite que l’homme pour avoir sa banane. Et ce n’est pas parce que l’homme aime 3 fois moins la banane.
Le corbeau calédonien est le seul oiseau à utiliser des outils trouvés à proximité pour extirper son asticot d’un obstacle imaginé par un scientifique. Lesquels commencent à réviser notre définition de l’intelligence, puisque notre intelligence ne nous permet pas d’être toujours sensés comme ces animaux.
Ce n’est plus un pneumologue ou un addictologue qu’il faut, ni un messie, mais une vie meilleure.
J’étais candidat à la présidentielle 2012, dommage, j’aurais pu aider.
Je n’aurais pas sablé le Champagne, si j’avais été élu.
CONCLUSIONS :
a) vous avez pu lire en cliquant sur un des liens plus haut que statistiquement,  la première méthode pour arrêter de fumer est l’arrêt brutal.
Je rajoute que vous aurez un sentiment de fierté, à vie, d’avoir surmonté les insupportables affres du manque.
Mais n’attendez pas. Dès la fin de cet article, nettoyez votre cendrier, jetez vos cigarettes et briquet, rayez le poste « cigarettes » de votre budget !
Pourquoi ne pas attendre ?
Vous avez aussi lu que si au bout de 3 mois, alors que seule la première semaine est vraiment pénible, le corps fonctionne normalement, il vous faudra attendre 10 ans avant de rejoindre statistiquement le même risque d’accident cardiaque que les non fumeurs, 15 ans pour le risque de cancers (poumons, gorge, lèvres, larynx, au choix).
Alors chaque jour de report augmente ces délais : 15 ans plus un jour, ou plus un mois, ou plus un an. Au choix.
b) n’achetez pas de cigarettes avec de la bourre imbibée de liquide, pas satisfaisantes.
N’achetez surtout pas ces cigarettes non démontables, entièrement jetables (9à 9,90€ pièce, 400 bouffées soit l’équivalent de 2 paquets) qui commencent à se vendre dans les bureaux de tabac :
elles ont été inventées pour vous décevoir, elles ne contiennent pas assez de nicotine : 7mg / ml maximum voire rien du tout (à part le parfum « tabac »). Une fois bien déçu, vous reviendrez à la cigarette à goudron, imbibées de drogues inconnues en plus de la nicotine.
C’est leur seule raison d’être. Un piège des fabricants de cigarettes. De plus, on vous dit qu’elle est jetable, que c’est une cigarette (électronique), vous la jetterez donc comme une cigarette ordinaire, dans une poubelle trouvée dans la rue. Elle sera donc brulée avec sa pile au lithium en brulerie. C’est un futur argument pour faire interdire la cigarette électronique, c’est voulu aussi par ce charmant monde de cigaretiers.
c) si vraiment vous me ressemblez, pas moyen de vous en passer, la cigarette électronique est pour vous. 79€ d’investissement, achetez là en magasin plutôt que par Internet. Non seulement vous favorisez l’emploi, l’entreprenariat, mais vous pourrez restituer comme je l’ai fait des liquides trop chargés en nicotine pour passer à un dosage plus léger, par exemple.

Dernière minute :

Le professeur Bertrand Dautzenberg m’a remercié de l’avoir aidé dans son étude de la cigarelle en m’offrant le livre qu’il vient de publier chez Ixelles Edition : « L’E-cigarette pour en finir avec le tabac ? » (février 2014). Avec cette dédicace « avec mes remerciements pour l’aide à comprendre le vapotage« .

Je l’ai lu, c’est un ouvrage digne de son auteur, impartial, détaillé, qui passe tout au crible, facile à lire. Un ouvrage à démarche scientifique qui se fonde donc sur l’observation des vapoteurs et fumeurs, tous les cas de figure sont étudiés.

De plus, comme ce travail est d’abord fondé sur des observations, qui observe un fumeur découvre un peu les paradoxes de l’humain. Et cela se lit dans les réflexions du Professeur Dautzenberg : un livre scientifiquement humain.

Il m’offre en prime un exemplaire de l’un de ses livres précédents sorti un peu avant l’élection présidentielle 2012. Un livre qui relate son combat contre le tabagisme sous Chirac (collaboratif) et sarközy de nagy-bocsa ( qui se fout du tabagisme) : « celui-là va vous plaire ! »

Je ne l’ai pas encore lu, mais je crois que j’aurais plaisir à découvrir l’aspect militant de mon pneumologue. Un aspect que je ne lui connaissais pas !

Pour la dédicace, il se moque un peu de moi « Au sauveur de l’humanité. Il ne faut jamais désespérer« .

Il connaît mon combat, mes inquiétudes au sujet de la disparition de l’humanité annoncée par les biologistes comme Frank Fenner.

OK, cher Professeur, ne désespérons pas.

Voilà

Patrice Hénin

 

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