001 Banquet aux frais de la banquise

… mais, chef, ils sont 6,5 milliards d’invités, sur cette banquise ! Ils ont faim, ils commencent à la grignoter !
– oui, oui, ça chauffe !
– mais elle fond, chef ! La banquise !
– à la plonge !
Le texte « Faim mondiale programmée » m’a été transmis par une très chère amie épistolaire.
Je n’ai pas écrit la moindre lettre. Je suis pleinement d’accord, hélas, hormis les effets de la tectonique des plaques, « naturellement » inhumains.
La chute d’une énorme météorite ? Classée inhumaine, cette saloperie du destin.
La chute fatale de Sarkozy du haut de son tabouret, avec tout son gouvernement ? Classée inhumaine, cette bénédiction du destin.
Patrice Hénin
QUOTE / DES BUTS
FAIM MONDIALE PROGRAMMEE

La faim de son œil torve regarde
Les glaces arctiques fondent, le désert avance
Les typhons se déchaînent, les raz de marée balaient
Les tremblements de terre effacent
Les tornades s’amplifient et les volcans rugissent
La faim de son œil torve observe
Les riches jamais assez riches
Se frottent les mains, se réjouissent !
Qu’importe puisqu’ils forent, cherchent et trouvent
Encore du gaz et du pétrole
En mer de Barents,
Et haro sur la mer Arctique sans glace !
A quand une nouvelle guerre pour l’or noir ?
La faim de son œil torve grimace
Quelle aubaine pour les grands pétroliers
Jamais assez riches, les riches !
Que leur importe leurs frères sans abri,
Sans nourriture, sans logis
Enlisés dans les épidémies
Les pétro dollars sont là
Qu’ils amassent pour de nouvelles années
Des dollars tout neufs et bien frais, voilà
La faim de son œil torve attend
Qu’importe ces gens qui meurent de faim
Là-bas à l’autre bout du monde où ici,
Couvert de mouches ces bébés décharnés
Et qu’importe cet homme squelette
Qui avance à quatre pattes sur le sol
Recherchant l’ultime brin d’herbe ou le rat
Que ses maigres forces pourront encore trouver là
La faim de son œil torve rampe
Il a froid, il a faim, il a soif
Il va crever pire qu’une bête
Qu’importe le ventre gonflé
De l’enfant qui hurle de faim
Qu’importe cette mère affamée
Tenant son bébé plus mort que vif dans ses bras
La faim de son œil torve épie
Des DROITS DE L’HOMME, nos règles sacrées
Cette poignée de RICHES n’en n’a que faire
Les riches ils s’en fichent de la Terre
Quand à leurs bottes, les ETATS
S’en moquent et bien servis
Par des POLITICARDS asservis
Sans état d’âme, ils sont pareils,
Ce sont les mêmes, sans acabit !
ECOLOGIE avez-vous dit ?
Mais c’est bon pour ajouter
De nouvelles taxes à la population qui crève déjà
La faim de son œil torve se niche
Eux les RICHES ils s’en fichent
Les gouvernants dignes de ce nom
Devraient arrêter le massacre
Par des lois draconiennes NON ?
Qu’importe les intérêts du plus grand nombre
Les gouvernants sacrent leurs collabos
DSK…FMI ?
KOUCHNER…AVEZ-VOUS DIT ?
Avec eux, ils peuvent piller, voler, extirper
Sans vergogne le ventre de notre Mère
Détruire ses forêts millénaires
Couvrir d’OGM la terre
La faim de son œil torve se love
A grands coups de machines
En quelques secondes, elles sont par terre
Tant pis pour la faune, la flore, la vie
On peut planter des palmes,
Voici le nouvel OR VERT !
La faim de son œil torve se tapie
MONSANTO, maître du monde
Maître de mort
90 % des pesticides, OGM, Agent Orange
Rundup et autres poisons
Pour notre bienheureuse destinée
Ils abandonnent nos vies
A ces lobbies
Des apprentis sorciers !
La faim de son œil torve râle
Et pour faire de l’Or Vert
Ils s’attaquent non pas aux déchets
Mais aux récoltes
Aux céréales nourricières
Tant pis pour les petits paysans
Qui n’auront plus leurs propres graines
Sans risquer la prison
Qui n’auront plus leur lopin de terre
Qu’on aura plus !
Que tous ils crèvent !
C’est le prix à payer
Pour les orgies des financiers !
La faim de son œil torve constate
Il faut bien trouver du jus
Pour leurs collections d’autos de collection
Ferrari et tutti frutti, pur jus !
Leurs engins de massives destructions,
Leurs jets privés
Et leur confort douillet
Ils ne vont pas se priver
Ces freluquets !
C’est bon pour les pauvres de manquer
Et pour d’aussi basses oeuvres
Quelles couleuvres
Devra-t-on leur faire avaler
A ces pauvres pour mieux les faire crever
La faim de son œil torve se mine
Tant pis si la planète étouffe
Quelques gouttes de défoliant
Et la forêt succombe
Pour son bois précieux
Pour des RICHES plus riches devenus
Des publicités aux papiers laqués,
De lits somptueux de bois parés,
Dans de trop grandes maisons
Pour ces riches parvenus, repus !
La faim de son œil torve a faim
La flotte affrétée seule permise
Au droit de pêcher, de tuer
Toutes les tailles de poisson
Dans ses filets dérivants
Et tant pis pour la mer,
Les océans devenus vides,
Tant pis pour les dauphins,
Les baleines, les requins
L’humanité deviendra un musée
Pour son air, pour sa faune, sa flore et son eau
Qu’ils auront tués, labourés, piétinés
Pour les petits pêcheurs volés, spoliés
Malades de pétrole, de pyralène
PCB pour mieux les nommer
Les eaux polluées,
Sans ressources
Eaux empoisonnées,
Fleuves morts et leurs sources
Poison, poison, poison
Plus d’abeilles, ah non ?
La faim de son œil torve agonise
Rhône et les autres à jamais perdus
Tant pis s’il n’y a plus d’eau
On la fera venir par pipe line
Pour leurs bains, leurs piscines
Mais qui doit cesser ? Qui doit payer ?
Sûrement pas ces RICHES trop pauvres
Seuls ces pauvres trop riches
Peuvent payer l’addition
Qu’ils soient condamnés au froid,
A la soif, à la faim
Ces bannis de la terre, ces damnés, ces forçats !
La faim de son œil torve s’endort
Surcharge de taxe de toutes sortes,
Plus d’argent pour manger, se nourrir,
La faim se répand comme une lèpre
Dans les grands états
Sans cantine ces enfants ne mangeront pas
Dans les familles on ne prend plus qu’un repas
Mais leurs chefs ils s’en fichent
De la famine à deux pas
Dans leurs banquets empereurs
Et princes ils demeurent
La faim de son œil torve se réveille
Trop bien payés, trop gavés
Ils protègent ces oligarchies financières
Ils protègent ces riches
Ce pouvoir de l’argent
Cette poignée de crétins
De béni oui oui,
Pédants, puants, tiens !
En jabots et queue de pie
Qui sous leur poigne de fer
Mène le monde et la terre
Dans le mur !
La faim de son œil torve s’ébroue
Ils s’en fichent
Si le monde soudain à faim
Ils forent le gaz et bénissent
La nature folle
Qui n’a plus de glace en ces pôles
Béni soit ce temps !
Quel temps béni !
Une flamme immense recouvre de CO 2
Toutes ces couches de glace
Qu’elle empoisonne durablement
La faim de son œil torve se glisse
Et ces gens pour qui l’on vote
Se frottent les mains avec eux
MAFFIAS du monde, criminels sans nom
Eux, ne sont pas en prison
Pour un bout de pain volé
Quand les peuples du monde crèvent de faim
Ils se dotent de dictature sans merci
Pour tuer, torturer dans leurs prisons
Agissant ainsi les mains libres
Et sans vergogne ils pillent, se servent
Dans les réserves de leur mère
LA TERRE qui pourtant peut nourrir
Tous nos frères humains
La faim de son œil torve n’en peut plus
Comme Gargantua, le géant
La faim se lève brusquement
Soudain elle vient et s’abat
Sur les RICHES et leurs sacs de riz
Qu’elle bat,
Dévore à pleines dents,
Et enfin repue
La faim de son œil torve rue
Pète, rote et rit
Inch Allah !
Dana LANG, extraits de livret de prose n°5 : « Paroles Libres, Ma Vision du Monde : La Voix des Fous ».
UNQUOTE / FAIM
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A propos patricehenin

en retraite sans capitulation
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Un commentaire pour 001 Banquet aux frais de la banquise

  1. Ça rafraîchit par ce temps.

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