035 Une troisième liste de pièces à fournir

0035 Une troisième liste de pièces à fournir

4 août 2008. Plus que 3 semaines avant d’avoir des nouvelles de ma demande d’aide juridictionnelle.
Tiens ! Une lettre de la Cour de cassation : si, si, ils me proposent une troisième liste de pièces à fournir !

Vous voulez un commentaire de ma part ?
Je vous laisse ce soin, en bas de l’article.

Dites-moi si je suis parano (on inventerait n’importe quoi pour retarder l’attribution d’un avocat) ou s’il faut changer le personnel du Palais, ses méthodes « légales » pour vous priver de défense pendant 2 ans 1/2, sous prétexte que vous êtes considéré comme agresseur, et que vous n’avez pas un rond !

Une élue du PS (gauche) de ma section, à qui je demandais :

– qu’est-ce que tu ferais à ma place ?

– 3 fois ? C’est une erreur administrative, c’est tout … Pourquoi tu ne suivrais pas une formation professionnelle, puisque le tribunal…

– quoi ? Suivre une formation professionnelle, à 59 ans, alors que je connais une dizaine de métiers en 2 langues ! Je suis formateur moi-même ! Et apprécié. Parce qu’un tribunal a décidé ça, comme ça, pour faire plaisir à un Innommable !!

– ah oui. Tu es doué en informatique…

Puis, je me suis rappelé que cette élue connaissait mon avocate fantôme Béatrice Zazeczky-Weinberg. Celle qui affirme au bâtonnier de la déontologie que « depuis que je lui ai dit d’obéir aux injonctions du tribunal, suivre des soins médicaux, plus aucune communication n’a été possible… ».

Cette élue adopte la même démarche : obéir à un jugement inique et délirant, insensé ! Je serais donc coupable, ou un innocent pas très respectueux des décisions judiciaires.

Je suis de plus en plus convaincu que ce n’est pas avec des politiciens et des élections que l’on peut remettre les choses d’aplomb, mais avec des régiments de tanks autour de l’Elysée, pour commencer.
D’ailleurs « de mon temps« , on criait « élections, pièges à cons », en mai 68.
Et pour moi, pour tous les mois qui ont suivi, sauf à partir d’un certain mai 1981.

Ensuite, confiez-moi le ministère de la justice, de l’intérieur, j’ai pas mal d’idées concrètes pour pourvoir remettre des majuscules à ces mots, qui retrouveraient leur sens, et non plus utilisés pour maquiller des magouilles juteuses.

J’y rajouterai un ministère de la Probité de mon crû, une sorte de synergie de l’IGPN (police des polices), Cour des Comptes, Haute Autorité financière, bancaire, une vraie CNIL, pas une caution bidon de fichiers EDVIGE, etc.
Un ministère anti-corruption, pour rendre les institutions les plus nobles à peu près présentables et estimables, en état de marche, crédibles.

Sarko devrait y faire un tour, au Palais, avec son Kärcher. Et sa trousse à outils pleines de principes moraux, de valeurs civilisatrices, dont ses discours sont truffés.
D’ailleurs, dans quelques semaines, lorsque ce feuilleton sera à jour, j’enverrai une lettre à ce pauvre président à qui on cache tout, question ménage au Palais.

Et ce sera la fin de mon drame de société. Brave petit président, va.

Le connaissant, tel qu’il est décrit dans les médias, nul doute que Zorro Sarko va pourfendre tous ces oppresseurs, faire sauter le cadenas de ma cellule capitonnée, tracer un « S » sur la poitrine du geôlier en blouse blanche avant de retourner se cacher au Cap Nègre y faire semblant d’être un pâle fils à papa trop riche, faussement nul et fallot.

Le texte publié sous le titre « Dénonciation » a été expédié en lettre ordinaire au siège du PS, accompagné du texte « mémoire pour cassation » en leur demandant de le transmettre à tous les ténors des 21 contributions. Idem pour le journal l’Humanité, Marie-George Buffet, la section NPA de Paris XII, remis en personne à Henri Emmanuelli, Benoît Hamon, Jean-Pierre Mignard, Ségolène Royal, ma secrétaire de section Monique, la députée Sandrine Mazetier, la maire du XIIème Michèle Blumenthal.

Bref, j’ai dépensé 46€ en expédiant le texte du mémoire du pourvoi et cette dénoncation à des journaux, politiques, en courrier ordinaire.

Sans compter les multiples envois de courriels aux 577 députés, 343 sénateurs, eurodéputés francophones, associations comme la Ligue des Droits de l’Homme, Anticor, les médias Internet les plus sérieux, les journaux et radios, TV, bref, tout un petit monde à qui je tire la manche pour leur dire « ça clochait un peu côté justice, mais là, des kilomètres de carpettes du commissariat au Palais de… je sais plus lequel… »

Aucune réponse.


COUR DE CASSATION

Paris, le 4 août 2008

BUREAU D’AIDE JURIDICTIONNELLE
5 quai de l’Horloge
TSA 39206
75055 PARIS CEDEX 01

____________

DEMPIECP.BAJ demande 2008P00878 /MCB2

M Henin Patrice
Référence : 2008P00878 75012 PARIS 12ème
(à rappeler dans toutes correspondances)

Affaire : 02/06/2008 CA PARIS

Monsieur,
Vous avez présenté le 19 juin 2008 une demande d’aide juridictionnelle qui a été enregistrée sous le numéro : 2008P00878.
En application de l’article 42 du décret n°91-1266 du 19 décembre 1991 portant application de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, je vous prie de me faire parvenir les pièces suivantes qui sont indispensables à l’examen de votre demande :
– Copie de la déclaration des revenus 2007 (document complet)
– Copie ou date de la déclaration de pourvoi


– Déclaration de pourvoi

Vous devez adresser ce documents dans le délai de 15 jours à compter de la réception de la présente lettre.

J’appelle tout particulièrement votre attention sur le fait qu’en l’absence de transmission des pièces demandées dans le délai imparti, votre demande d’aide juridictionnelle sera frappée de caducité. La décision constatant la caducité n’est pas susceptible de recours.
Par ailleurs, tout changement de domicile qui survient postérieurement à la demande d’aide doit nous être déclarée sans délai.
Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.
P/ Le secrétaire du Bureau
[signature, pas de nom]


De Who dares wins (qui ose gagne)

On me redemande pour la troisième fois la déclaration de revenus, mais cette fois-ci, complète, donc à demander à l’Hôtel des Impôts, puisque j’ai tout fait par Internet.

On me demande pour la troisième fois la copie d’une déclaration dont eux seuls détiennent l’original, et moi une copie certifiée conforme.
Donc, si j’ai bien lu, on me demande en passant de fournir l’original… de cette copie !
Va falloir que j’organise un casse au Palais, il me faut des indics à l’intérieur. Ca va être compliqué, mais que ne ferait-on pas pour être un bon justiciable français. Se plier à toutes les idioties est devenu un acte citoyen. Se révolter devant tant de folie devient scandaleux. Alors va pour le casse du Palais.

Quant aux Impôts, j’habite vraiment juste à côté, pas de problèmes !

J’ai évoqué avec les employés leur récente grève, avec grévistes évacués par la police en-dehors des locaux, invasion policière des flics dans les parties communes de nos immeubles…
je leur ai demandé : vous évacuez les locaux parce qu’il y a un paquet dangereusement suspect ?
– oui, c’est ça c’est ça… vous entrez ou vous sortez ? (d’un ton « vous circulez ou vous dégagez ?)
– comme c’est l’Hôtel des Impôts, vous auriez pu vous douter que c’était un paquet fiscal. C’est très dangereux, ces trucs, c’est vrai. Ca finit par pulvériser les salaires, vos soldes, si les riches payent moins d’impôts. Enfin, si vous avez neutralisé le paquet fiscal suspect, c’est bien.

– quoi ? Vous entrez ou vous partez ? (légèrement plus précis, plus franc, quoi)

J’ai aussi amusé la galerie avec les trois demandes du bureau d’aide juridictionnelle, raison pour laquelle j’avais besoin de cette déclaration complète. Bien des têtes ont hochées.

7 août 2008.

Muni de toutes les pièces, je vais au Palais, pour casser la routine : plus besoin de demander mon chemin à l’accueil, je me téléporte à l’accueil de la Cour de cassation.

Toujours un gardien de la paix (enfin, un jeune en uniforme) derrière son bureau, carte d’identité, puis « allez à côté ».

A côté, toujours un jeune employé en uniforme civil : cravate noire, chemise blanche, collier de barbe pour gommer l’aspect puéril, lui aussi derrière un bureau.

– cela fait trois fois que l’on me demande la même chose !
– restez poli…

ignorant cette remarque :
– voilà pour la troisième fois les pièces absolument nécessaires pour obtenir un avocat dans 15 jours. Moi je compte depuis ma première livraison, le 19 juin ! Vous perdez les documents ou quoi ?
– asseyez-vous !

Sans m’asseoir, je lui tends les papiers et demande un reçu, avec son nom.
– vous n’aurez jamais de noms ! (curieuse réponse !)

Je lui tend les pièces une par une :
– voilà votre troisième copie de déclaration de pourvoi, vous avez l’original, non ? C’est 15 centimes la copie
– voilà une Nième déclaration complète de revenus
– quant à l’original de la déclaration, comment je fais ?
– faites voir… (il regarde longuement la lettre). Encore plus longuement, mais de plus près… avant de découvrir :
– c’est une erreur.

Je m’étais finalement assis, silencieux et las de la connerie humaine pourtant si peu répandue, j’attendais mon reçu, qu’il tamponne avec la date.

je rajoute donc 14h15 à côté de la date, en parlant à moi-même « …employé inconnu, ce jour à 14h15, toutes les pièces requises jusqu’à la quatrième liste… »

De Who dares wins (qui ose gagne)

Au revoir monsieur ! Ou plutôt non, j’espère que monsieur est servi, cette fois.Pas de réponses, l’ambiance était celle du Palais de Versailles, galerie des Glaces.

A suivre…

!– –>

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